jeudi 14 novembre 2013

Réseau social obligatoire ou pas ?

Un article paru dans Collaboratif Info pose la question sur l'approche que commence à avoir certaines grandes entreprises pour rendre obligatoire pour leurs employés l'utilisation du réseau social d'entreprise qu'elles mettent en place.
Jusqu'à présent, ce qui prédominait était faire en sorte que les employés adhèrent d'eux-même à l'utilisation du réseau social mis à leur disposition dans l'Entreprise.
Ce qui peut plus facilement se faire à petite échelle (quelques thématiques partagées), est plus difficile à faire à très grande échelle, notamment pour les grandes entreprises.
Il n'y a pas de règles en la matière, tout dépend de la maturité de l'Entreprise, quelque soit sa taille, en terme de climat de confiance suffisant entre les dirigeants et leurs salariés, clients, fournisseurs et partenaires.
Mais ce qui est à remarquer, c'est que les bénéfices attendus par l'organisation collaborative en réseau et les plate-formes correspondantes pour ces grandes entreprises ne sont plus à prouver.

vendredi 8 novembre 2013

Recette pour convaincre d'utiliser un réseau social

Un article intéressant et amusant décrivant comment convaincre son boss pour mettre en place un réseau social d'entreprise.
Cet article donne quelques bonnes idées et liste aussi les freins aux changements souvent rencontrés en pareil situation.

dimanche 15 septembre 2013

Organisations du travail participatives

Et si pour surmonter ou sortir de la crise les Entreprises visaient à "remettre de l'intelligence, des capacités d'initiative et du pouvoir d'agir dans les terminaisons de l'entreprise" comme l'écrit Martin Richer dans son blog Management & RSE.

Cet article, très complet, remet en cause le modèle dans lequel beaucoup d'entreprise s’arque-boutent encore c'est-à-dire à "serrer les coûts, restructurer, faire du "down-sinzing"" et pour lequel il n'y a plus les résultats attendus aussi bien d'un point financier qu'humain.

L'idée proposée par Martin est de remettre l'humain au cœur de l'Entreprise, d'impliquer tous les membres de son organisation ce qui permettra d'apporter des idées et de générer de la créativité.

Il faut également de la confiance entre toutes les parties prenantes, dirigeants, salariés, clients, fournisseurs ...gage de pérennité, de rentabilité et de fidélisation des clients.

Mais celà ne se décrète pas, c'est une prise de conscience collective insufflé au départ par les dirigeants pour donner du sens au travail et rappeler que l'entreprise est avant tout un projet collectif.

Les organisations du travail participatives : les 5 piliers de la compétitivité - Martin Richer



mercredi 10 juillet 2013

Réseaux sociaux dans les entreprises françaises, pourquoi est-ce si difficile ?

Un excellent article de Martin Richer paru dans la revue metis (correspondances européennes du travail) montre pourquoi les entreprises françaises prennent du retard, notamment par rapport aux entreprises européennes, pour l'utilisation de réseaux sociaux d'entreprise.

Non ce n'est pas une question de génération, non ce n'est pas la culture latine par opposition à la culture anglo-saxonne, non ce n'est pas une réticence à l'utilisation d'internet et des outils numériques, mais c'est une question d'exception française et en particulier le mode de management qui est pratiqué dans les entreprises françaises.

Cet article s'appuie, entre autre, sur une étude IPSOS, montrant que "la diffusion de ces outils accuse en France un profond retard. Les salariés français sont seulement 5 % à évoluer dans des structures ayant mis en place un réseau social d'entreprise, contre 18 % des salariés en Allemagne, 12 % en Suède ou encore 11 % en Espagne."

L'analyse de Martin Richer l'amène à écrire: "On trouve en France et dans ses entreprises, une tradition de l'information plus que de la communication (sans même parler du dialogue) et une forte prégnance de l'autorité hiérarchique.".
Et c'est bien dommage, parce les réseaux sociaux d'entreprise peuvent répondre aux besoins décrits dans cet article: "Or, la nouvelle donne concurrentielle impose davantage de transversalité, de coopération sur fonds de raccourcissement des délais".

Les entreprises françaises vont y arriver, mais avec beaucoup de retard par rapport à leurs homologues européennes, ce qui les privent de maintenir leurs positions, voire de prendre de l'avance concurrentielle par l'innovation grâce à une meilleur collaboration de leurs ... collaborateurs …


par Martin Richer - 03 Juillet 2013


 

lundi 17 décembre 2012

Laisser les employés utiliser les réseaux sociaux, un avantage ?

En 2011 31% des entreprises considéraient que l'utilisation de réseaux sociaux à des fins professionnelles ou personnelles étaient un avantage.

En 2012, elles sont plus de 40% de considérer que c'est un avantage.

Une des raisons est probablement le fait que plus 68% des entreprises ont mis en place une politique d'utilisation et un guide des bonnes pratiques, contre 55% l'année précédente.

Attention, cette enquête a été réalisée dans 19 pays auprès de seulement 120 sociétés par le cabinet d'avocats d'affaires international Proskauer.

L'enquête menée par l’Observatoire Cegos est moins optimiste, et montre que seulement que 23% des entreprise ont une charte d'utilisation des réseaux sociaux. Cette enquête a été réalisée en 2011 auprès de 1 200 salariés et 300 responsables de réseaux sociaux.

Ces enquêtes parlent tout d'abord des réseaux sociaux externes à l'entreprise, et non des réseaux sociaux d'entreprise, et elles montrent ensuite la différence d'appréciation qu'elles ont concernant la mise en place d'une politique ou d'une charte d'utilisation des réseaux sociaux "externes".

Article de 01net. "69 % des entreprises règlementent l'utilisation des réseaux sociaux" paru le 11 décembre 2012.

samedi 24 novembre 2012

Entreprise 2.0 = Réseaux Sociaux d'Entreprise ?

Andrew McAfee, inventeur du terme en 2006, définit l'Entreprise 2.0, comme une entreprise qui: "correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients". Comme c'est lui qui a inventé le terme de Web 2.0, il faut comprendre par "plateformes sociales émergentes", comme des logiciels de type Web 2.0.

Tel que c'est présenté, l'Entreprise 2.0 est indissociable du Web 2.0. On comprend donc qu'il faut que les entreprises entrent dans le moule "des plateformes sociales émergentes", c'est-à-dire les logiciel de Réseaux Sociaux d'Entreprise qui ont toute les fonctionnalités attendues du Web 2.0, pour qu'elles deviennent Entreprise 2.0, voir que leur type de management devienne Management 2.0.

L'Entreprise, c'est-à-dire son organisation et son management, devrait-elle donc "coller" à ce qui est suggéré dans ces logiciels pour être 2.0 ? Cela me rappelle des projets que j'ai mené il y a 20 ans, lorsque les entreprises mettaient en place leurs premiers ERP (Enterprise Ressource Planning), et que les processus de l'Entreprise devaient devenir les processus suggérés de l'ERP.

 Les logiciels peuvent en effet être des moyens concrets et très efficaces pour faire évoluer l'entreprise, pour l'accompagner, pour la rendre plus performant, à condition qu'il y ait eu au préalable la définition d'objectifs opérationnels précis issus de la stratégie de l'Entreprise. Ces logiciels ne doivent en  aucun cas être imposés ou mis en place sans ce préalable au risque de ne jamais voir aboutir ces projets, ou au pire handicaper durablement l'Entreprise dans son fonctionnement quotidien.

Pour passer à l'Entreprise 2.0, il ne suffit donc pas de mettre en place des plateformes Web 2.0. Il faut bien comprendre la culture et l'état d'esprit véhiculés par ces plateformes: Collaboration, Créativité, Confiance, Coopération, Partage, Connaissances, Echanges, Intelligence collective ...

La réussite passe donc par l'adhésion de l'Entreprise a cette culture et à cet état d'esprit, sans cela, elle ne sera pas 2.0.

Quelques articles sur le sujet:


 


lundi 19 novembre 2012

Réseaux Sociaux pour TPE, PME et ETI ?

Si les grands groupes français (plus de 5000 personnes) sont présents sur les "médias sociaux" et souvent équipés ou en cours d'équipement de réseaux sociaux d'entreprise, c'est encore loin d'être le cas pour les ETI (250-4999 personnes), les PME (50-249 personnes) ou les TPE (< 50 personnes).

Un certains nombre d'études faites aux États-Unis, en Europe et en France montre une tendance pour ces trois tailles d'entreprise à augmenter leur budget consacré aux réseaux sociaux.

Mais attention, de quoi parlent ces études ?

  • Tout d'abord, il faut bien prendre le soin de savoir quel est le type d'entreprises concernées par ces études: la taille, le secteur, le pays ... Par exemple "Small Businesses" aux USA ne correspond pas aux PME françaises.
  • Ensuite il faut bien regarder le nombre d'entreprises interrogées et les fonctions concernées (DG, Marketing, DRH, DSI ...). Des études se basent sur 80 entreprises, d'autre sur 2600 ...
  • Enfin, il faut bien comprendre sur quoi exactement porte l'étude: parle-t-elle de l'utilisation des réseaux sociaux disponibles sur Internet ou des réseaux sociaux à usage plus restreint, appelés communément "réseaux sociaux d'entreprise" ?

Si la nécessité d'utiliser des réseaux sociaux pour une entreprise n'est plus à démontrer, il n'en demeure pas moins qu'il faut qu'elle sache à quoi cela peut bien lui servir.

Il est donc plus qu'impératif de définir clairement ses objectifs: Acquérir de nouveaux clients ? Recruter ? Développer ou améliorer son image ? Gagner en notoriété ? Accroître la productivité ? Favoriser la créativité et l'innovation ? Fidéliser ces distributeurs ? Diminuer ces cycles de vente ?

Les étapes d'après étant de choisir les réseaux sociaux les plus adaptés aux objectifs, y compris en mettre en place en "interne", ensuite fixer des lignes éditoriales pour chacun d'eux et enfin de s'assurer qu'ils seront bien animer pour restés vivants, comme l'entreprise ... Sur ce dernier point il vaut mieux avoir peu de comptes sur les réseaux sociaux internet et de communautés internes, et publier régulièrement, même peu.