lundi 17 décembre 2012

Laisser les employés utiliser les réseaux sociaux, un avantage ?

En 2011 31% des entreprises considéraient que l'utilisation de réseaux sociaux à des fins professionnelles ou personnelles étaient un avantage.

En 2012, elles sont plus de 40% de considérer que c'est un avantage.

Une des raisons est probablement le fait que plus 68% des entreprises ont mis en place une politique d'utilisation et un guide des bonnes pratiques, contre 55% l'année précédente.

Attention, cette enquête a été réalisée dans 19 pays auprès de seulement 120 sociétés par le cabinet d'avocats d'affaires international Proskauer.

L'enquête menée par l’Observatoire Cegos est moins optimiste, et montre que seulement que 23% des entreprise ont une charte d'utilisation des réseaux sociaux. Cette enquête a été réalisée en 2011 auprès de 1 200 salariés et 300 responsables de réseaux sociaux.

Ces enquêtes parlent tout d'abord des réseaux sociaux externes à l'entreprise, et non des réseaux sociaux d'entreprise, et elles montrent ensuite la différence d'appréciation qu'elles ont concernant la mise en place d'une politique ou d'une charte d'utilisation des réseaux sociaux "externes".

Article de 01net. "69 % des entreprises règlementent l'utilisation des réseaux sociaux" paru le 11 décembre 2012.

samedi 24 novembre 2012

Entreprise 2.0 = Réseaux Sociaux d'Entreprise ?

Andrew McAfee, inventeur du terme en 2006, définit l'Entreprise 2.0, comme une entreprise qui: "correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients". Comme c'est lui qui a inventé le terme de Web 2.0, il faut comprendre par "plateformes sociales émergentes", comme des logiciels de type Web 2.0.

Tel que c'est présenté, l'Entreprise 2.0 est indissociable du Web 2.0. On comprend donc qu'il faut que les entreprises entrent dans le moule "des plateformes sociales émergentes", c'est-à-dire les logiciel de Réseaux Sociaux d'Entreprise qui ont toute les fonctionnalités attendues du Web 2.0, pour qu'elles deviennent Entreprise 2.0, voir que leur type de management devienne Management 2.0.

L'Entreprise, c'est-à-dire son organisation et son management, devrait-elle donc "coller" à ce qui est suggéré dans ces logiciels pour être 2.0 ? Cela me rappelle des projets que j'ai mené il y a 20 ans, lorsque les entreprises mettaient en place leurs premiers ERP (Enterprise Ressource Planning), et que les processus de l'Entreprise devaient devenir les processus suggérés de l'ERP.

 Les logiciels peuvent en effet être des moyens concrets et très efficaces pour faire évoluer l'entreprise, pour l'accompagner, pour la rendre plus performant, à condition qu'il y ait eu au préalable la définition d'objectifs opérationnels précis issus de la stratégie de l'Entreprise. Ces logiciels ne doivent en  aucun cas être imposés ou mis en place sans ce préalable au risque de ne jamais voir aboutir ces projets, ou au pire handicaper durablement l'Entreprise dans son fonctionnement quotidien.

Pour passer à l'Entreprise 2.0, il ne suffit donc pas de mettre en place des plateformes Web 2.0. Il faut bien comprendre la culture et l'état d'esprit véhiculés par ces plateformes: Collaboration, Créativité, Confiance, Coopération, Partage, Connaissances, Echanges, Intelligence collective ...

La réussite passe donc par l'adhésion de l'Entreprise a cette culture et à cet état d'esprit, sans cela, elle ne sera pas 2.0.

Quelques articles sur le sujet:


 


lundi 19 novembre 2012

Réseaux Sociaux pour TPE, PME et ETI ?

Si les grands groupes français (plus de 5000 personnes) sont présents sur les "médias sociaux" et souvent équipés ou en cours d'équipement de réseaux sociaux d'entreprise, c'est encore loin d'être le cas pour les ETI (250-4999 personnes), les PME (50-249 personnes) ou les TPE (< 50 personnes).

Un certains nombre d'études faites aux États-Unis, en Europe et en France montre une tendance pour ces trois tailles d'entreprise à augmenter leur budget consacré aux réseaux sociaux.

Mais attention, de quoi parlent ces études ?

  • Tout d'abord, il faut bien prendre le soin de savoir quel est le type d'entreprises concernées par ces études: la taille, le secteur, le pays ... Par exemple "Small Businesses" aux USA ne correspond pas aux PME françaises.
  • Ensuite il faut bien regarder le nombre d'entreprises interrogées et les fonctions concernées (DG, Marketing, DRH, DSI ...). Des études se basent sur 80 entreprises, d'autre sur 2600 ...
  • Enfin, il faut bien comprendre sur quoi exactement porte l'étude: parle-t-elle de l'utilisation des réseaux sociaux disponibles sur Internet ou des réseaux sociaux à usage plus restreint, appelés communément "réseaux sociaux d'entreprise" ?

Si la nécessité d'utiliser des réseaux sociaux pour une entreprise n'est plus à démontrer, il n'en demeure pas moins qu'il faut qu'elle sache à quoi cela peut bien lui servir.

Il est donc plus qu'impératif de définir clairement ses objectifs: Acquérir de nouveaux clients ? Recruter ? Développer ou améliorer son image ? Gagner en notoriété ? Accroître la productivité ? Favoriser la créativité et l'innovation ? Fidéliser ces distributeurs ? Diminuer ces cycles de vente ?

Les étapes d'après étant de choisir les réseaux sociaux les plus adaptés aux objectifs, y compris en mettre en place en "interne", ensuite fixer des lignes éditoriales pour chacun d'eux et enfin de s'assurer qu'ils seront bien animer pour restés vivants, comme l'entreprise ... Sur ce dernier point il vaut mieux avoir peu de comptes sur les réseaux sociaux internet et de communautés internes, et publier régulièrement, même peu.

dimanche 11 novembre 2012

La forme social du knowledge management

Un très bon article décrivant simplement ce qu'apporte une communauté de pratique, avec une approche sociale du Knowledge Management (KM).

Florence Cariou, qui est interviewée dans cet article, part du principe qu'il y a deux approches du KM, la première focalisée sur l'outil, la deuxième focalisé sur les liens sociaux, c'est-à-dire que cette approche:"... considère qu’il est nécessaire de partir des personnes et non des moyens. Il s’agit de mettre en relation les gens qui ont besoin de partager des informations dans l’optique de développer le partage de connaissances transverses.".

Un autre point de vue intéressant, est que la multiplication de communautés au sein de l'organisation permet à celle-ci d'aller vers un management plus transverse, c'est-à-dire tendre vers une "Entreprise 2.0", comme Florence Cariou le dit: "Pour donner une visibilité et une légitimité aux communautés, celles-ci doivent avoir un objet, un sponsor, un animateur, des membres et des indicateurs de résultats. A mon sens, cette petite recette est très efficace pour installer durablement ce mode de management transverse.".
La conclusion est particulièrement pertinente: "Je pense que, dans un monde de l’information, il est impossible de manager le savoir en le mettant dans des boites. Un savoir ne vaut que parce qu’il est partagé, (ré)-utilisé et adopté. Demain, une entreprise ne continuera à exister que si elle est plus performante dans l’utilisation de ses savoirs et savoir-faire. On va probablement intégrer dans la performance des organisations telle qu’on la connaît aujourd’hui, une performance des échanges, donc une mise en valeur de l’intelligence collective."

Lire l'article de l'Observatoire des Réseaux Sociaux d'Entreprise: "Les communautés de pratique : une nouvelle forme de Knowledge Management transverse, sociale et collaborative".

Yosemite Consulting

lundi 5 novembre 2012

Exemple des apports d'un Réseau Social d'Entreprise

Un témoignage intéressant du DSI, Nicolas d'Ambrosio, de la société EASYTEAM (SSII de 80 personnes) expliquant ce qu'apporte concrètement la mise en place d'un réseau social d'entreprise au sein de sa société.

Extraits:

Le MagIT: Quel résultat pour la mise en place du réseau social ?
Nicolas D'Ambrosio:L'objectif était d'amélioration de l'aspect collaboratif au sein de notre organisation distribuée sur 6 agences, afin de vraiment favoriser la communication.
Nous avons choisi Yammer, l'application de Microsoft. très clairement, l'utilisation du réseau social explose aujourd'hui chez Easyteam. A tel point qu'il remplace très souvent la messagerie: pour s'adresser à certain groupe de personnes, on est souvent tenté d'aller sur Yammer que d'écrire un mail.
Le succès est tel que la fréquentation de notre RSE devient supérieur à celle de notre intranet.
Le réseau social favorise énormément l'émergence de nouveaux talents et fluidifie la communication au sein de l'entreprise: on crée des groupes dans Yammer. Un groupe "manager", un groupe "commercial", un groupe "support infogérence" et ces personnes-là vont communiquer entre elles ou avec les autres personnes de la société sur leur activité, leur problématique du moment, ou avoir connaissance de dossiers sur lesquels travaillent les commerciaux en ce moment, etc ...
Souvent donc, on assiste à l'intervention de personnes - "ah, mais moi je maîtrise ce sujet-là, donc je peux éventuellement t'aider"; "moi, je connais tel client, si tu le souhaites, je peux montrer le dossier avec toi", etc ... Ainsi un collaborateur "avant-vente" va se joindre à l'élaboration d'une proposition.
Et ce n'est qu'un exemple. Donc, cela permet une communication fluide et instantanée, beaucoup plus restrictive par mail.   

mercredi 31 octobre 2012

Réseaux Sociaux dédiés

Les réseaux sociaux permettent de répondre aux besoins croissants d'échanger et de partager entre individus appartenant à un groupe d'intérêt.

Nous allons assister à une multiplication de réseaux sociaux dédiés que ce soit pour des associations, des clubs, des groupes de pression, des syndicats professionnels, et par conséquent pas seulement pour le grand public, l'entreprise ou les services publics.

L'article de 01net.Entreprises à propos du Cigref, est un exemple supplémentaire qui illustre concrètement l'apport d'un réseau social dédié à une association professionnelle comme le Cigref.

Plus de détail sur l'article de 01net.Entreprises "Le Cigref se dote d'un réseau social".

vendredi 26 octobre 2012

Travail collaboratif ou Outils de travail collaboratif ?

Selon une enquête menée par téléphone par Ipsos, pour le compte de SFR Business Team, fin août et début septembre 2012,auprès de 300 PME françaises (20 à 499 salariés), moins de la moitié d'entre elle (40%) estime que les outils de travail collaboratif peuvent changer la façon de travailler dans l’entreprise et augmenter son efficacité.

Tout dépend de ce que l'on appelle les "outils de travail collaboratif".

En effet, pour les PME interrogées il s'agit:
  • Des plates-formes de gestion de documents telles que Sharepoint de Microsoft ou Google Docs: 38 %
  • L'agenda partagé:33 %
  • Le partage de logiciels et d’applications: 31 %
  • Messagerie unifiée, messagerie instantanée, visioconférence et web conférence n’arrivent qu’ensuite
  • Les réseaux sociaux: 7%
  • Les blogs d’entreprises: 2 %

50% de ces même PME jugent qu’elles ont besoin de plus de réactivité et d’instantanéité dans leurs échanges internes et avec leurs clients ou fournisseurs.

Cet enquête nous montre que les outils cités ne sont plus adaptés aux besoins, en particulier aux échanges de connaissances générant valeur, créativité et innovation, stratégiques pour nos sociétés. Elle nous donne également un point de vue uniquement technique et outils du travail collaboratif.

Pourtant, ce n'est pas le sens du titre de l'article de 01net.Entreprises intitulé:

Il me semble que 01net.Entreprises fait un raccourci et confond organisation en travail collaboratif et utilisation d'outils dits "collaboratifs". Attention aux titres de nos médias, et regardons ce qu'il y a derrière avant de faire des effets d'annonce.

mardi 23 octobre 2012

La confiance a un impact direct sur le succès d'une organisation

En attendant la parution de la traduction de l'américain du livre "Smart Trust", le Journal Du Net (JDN) nous livre un article très intéressant de l'interview de l'un des co-auteurs, Greg Link.

Cet article montre le lien direct qui existe entre la confiance qui règne entre le dirigeant d'une organisation et ses employés, et la rentabilité de cette organisation.

Un des points intéressants est le cas des fusions acquisitions qui échouent dans 83% des cas à créer de la valeur tout simplement parce que pendant que les dirigeants évaluent les synergies, ils oublient de faire attention aux employés.

Il y a là un lien direct avec l'organisation par réseaux, favorisant le partage de connaissance, qui est basé sur des rapports de confiances, entre pairs, et entre le haut et le bas de la hiérarchie.

jeudi 18 octobre 2012

De la propriété à l'usage, vers une économie du partage

Un très bon article paru dans Les Echos, explique comment nos sociétés modernes, en particulier dans les entreprise françaises, ne peuvent pas faire collaborer naturellement leurs employés.

On y trouve également une très bonne explication du mécanisme de partage entre individus qui permet de mettre en pratique la gestion d'une communauté par exemple.

Les outils collaboratifs, comme les réseaux sociaux d'entreprise ne servent pas à grand chose si ils ne sont accompagnés d'une culture du partage.

Réseau Social pour collaboration d'Entreprises

Une expérience intéressante de mise en place d'un réseau social pour la collaboration entre plusieurs entreprises d'un même secteur dans une même région.

mardi 16 octobre 2012

Conduite du Changement, vraiment indispensable

L'étude menée par le cabinet de conseil Trexia, montre qu'il est indispensable de Conduire le Changement pour les projets de transformation, et ce, quelque soit la taille de l'entreprise.

La première cause d'échec de ces projets reste donc l'absence ou la faible conduite du changement.

Le Journal Du Net publie quelques extraits qui montrent que 85% des interrogés estiment que c'est indispensable, mais que la part du budget consacré à cela reste faible (10% du budget du projet).


vendredi 5 octobre 2012

Réseaux sociaux intégrés: avantage concurentiel ?

Proposer un réseau social d'entreprise intégré à des applications de gestion (ERP, CRM, HCM ..) en mode SaaS (Software as a service) dans le Cloud est considéré comme un avantage concurrentiel pour le deuxième éditeur mondial de logiciel Oracle.

C'est ce qu'a fait comprendre Larry Ellison, le dirigeant et fondateur d'Oracle, lors de l'Oracle OpenWorld qui s'est déroulé à San Francisco.

Cela montre combien il est maintenant nécessaire d'intégrer le réseau social de l'entreprise dans son système d'information.


Voir l'article de 01 Net.Entreprise: "Oracle veut en découdre avec Salesforce sur le Saas"

lundi 1 octobre 2012

Réseaux Sociaux d'Entreprise intégrés aux SI ?

Pour parvenir à une généralisation de l'utilisation des outils de gestion des réseaux sociaux d'entreprise ("RSE"), ces derniers doivent nécessairement s'intégrer au système d'information de l'entreprise.
Mais il faut d'abord et avant tout bien comprendre quel sera l'usage de ces outils. S'agit-il d'améliorer la veille économique, la capitalisation et le partage des connaissances ? Ou bien savoir ce qui se dit sur Internet et répondre au plus vite ou accroître la notoriété des offres de l'entreprise ?
Si le degré d'intégration entre les outils de type CRM (gestion de la relation client) et les "RSE" est une réalité depuis 2 ans, l'intégration avec les autres applications de l'entreprise, notamment l'ERP (progiciel de gestion intégré) commence à le devenir.
De fait, nous sommes en train d'assister à l'accélération de la mise en place de ce type d'outils parce que les gains et la valeur qu'ils apportent ne semblent plus à prouver.
L'article: "Le réseau social d'entreprise s'intègre au système d'information" paru dans Indexel.net essaye de répondre en six points à cette affirmation.

dimanche 9 septembre 2012

Les réseaux sociaux sont entrés dans les moeurs ?

D'après une étude réalisée au niveau mondial par l'agence Burson-Marsteller sur les 100 premières entreprises du classement Fortune, 87 % des grandes entreprises utilisent aujourd'hui au moins un réseau social.

Attention cependant à la signification de "utilisent ... un réseau social". L'étude parle exclusivement des réseaux sociaux "grand public" et donc externes à l'entreprise. L'usage de ces réseaux sociaux est orienté marketing et ventes, c'est-à-dire qu'ils permettent de mieux connaître les besoins des clients, de les fidéliser, ou d'en capter d'autre, et aussi d'accroître la notoriété de l'entreprise ou de ses marques.

Il ne s'agit donc pas des réseaux sociaux d'entreprise qui permettent essentiellement d'améliorer de façon significative la communication entre les collaborateurs, et de ce fait accroître la productivité.
Il faut donc bien comprendre ce qu'un article paru dans Les Echos intitulé "Les entreprises adoptent en masse les réseaux sociaux".

Lire l'article paru dans Les Echos le 4 septembre "Les entreprises adoptent en masse les réseaux sociaux"

vendredi 3 août 2012

Réticences des DSI en Europe

Malgré plusieurs études, dont celle de McKinsey parue en novembre dernier, démontrant la rentabilité des investissements dans les réseaux sociaux, les DSI européens freinent l'entrée des réseaux sociaux dans leurs entreprises.

Il faut ajouter à cela l'usage de plus en plus courant des réseaux sociaux pour les salariés de la jeune génération, ce qui accroit l'écart entre les générations X et Y au sein de l'entreprise précise cet article.

D'autres raisons, non évoquées dans cette article, peuvent expliquer cette réticence: la sécurité du système d'information, dont le CIO a la responsabilité, et la direction générale qui craint donner trop de liberté à ses salariés et/ou ne plus plus maîtriser la communication au sein de l'entreprise.

L'article à lire sur le sujet paru dans Les Echos du 1er août:

Les réseaux sociaux restent à la porte des entreprises en Europe





mardi 24 juillet 2012

Livre "Le Community Management"

Trois Community Managers vous font partager leurs expériences autour du lancement, de l’animation et du choix d’outils pour des communautés.



Livre Le Community Management