samedi 24 novembre 2012

Entreprise 2.0 = Réseaux Sociaux d'Entreprise ?

Andrew McAfee, inventeur du terme en 2006, définit l'Entreprise 2.0, comme une entreprise qui: "correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients". Comme c'est lui qui a inventé le terme de Web 2.0, il faut comprendre par "plateformes sociales émergentes", comme des logiciels de type Web 2.0.

Tel que c'est présenté, l'Entreprise 2.0 est indissociable du Web 2.0. On comprend donc qu'il faut que les entreprises entrent dans le moule "des plateformes sociales émergentes", c'est-à-dire les logiciel de Réseaux Sociaux d'Entreprise qui ont toute les fonctionnalités attendues du Web 2.0, pour qu'elles deviennent Entreprise 2.0, voir que leur type de management devienne Management 2.0.

L'Entreprise, c'est-à-dire son organisation et son management, devrait-elle donc "coller" à ce qui est suggéré dans ces logiciels pour être 2.0 ? Cela me rappelle des projets que j'ai mené il y a 20 ans, lorsque les entreprises mettaient en place leurs premiers ERP (Enterprise Ressource Planning), et que les processus de l'Entreprise devaient devenir les processus suggérés de l'ERP.

 Les logiciels peuvent en effet être des moyens concrets et très efficaces pour faire évoluer l'entreprise, pour l'accompagner, pour la rendre plus performant, à condition qu'il y ait eu au préalable la définition d'objectifs opérationnels précis issus de la stratégie de l'Entreprise. Ces logiciels ne doivent en  aucun cas être imposés ou mis en place sans ce préalable au risque de ne jamais voir aboutir ces projets, ou au pire handicaper durablement l'Entreprise dans son fonctionnement quotidien.

Pour passer à l'Entreprise 2.0, il ne suffit donc pas de mettre en place des plateformes Web 2.0. Il faut bien comprendre la culture et l'état d'esprit véhiculés par ces plateformes: Collaboration, Créativité, Confiance, Coopération, Partage, Connaissances, Echanges, Intelligence collective ...

La réussite passe donc par l'adhésion de l'Entreprise a cette culture et à cet état d'esprit, sans cela, elle ne sera pas 2.0.

Quelques articles sur le sujet:


 


lundi 19 novembre 2012

Réseaux Sociaux pour TPE, PME et ETI ?

Si les grands groupes français (plus de 5000 personnes) sont présents sur les "médias sociaux" et souvent équipés ou en cours d'équipement de réseaux sociaux d'entreprise, c'est encore loin d'être le cas pour les ETI (250-4999 personnes), les PME (50-249 personnes) ou les TPE (< 50 personnes).

Un certains nombre d'études faites aux États-Unis, en Europe et en France montre une tendance pour ces trois tailles d'entreprise à augmenter leur budget consacré aux réseaux sociaux.

Mais attention, de quoi parlent ces études ?

  • Tout d'abord, il faut bien prendre le soin de savoir quel est le type d'entreprises concernées par ces études: la taille, le secteur, le pays ... Par exemple "Small Businesses" aux USA ne correspond pas aux PME françaises.
  • Ensuite il faut bien regarder le nombre d'entreprises interrogées et les fonctions concernées (DG, Marketing, DRH, DSI ...). Des études se basent sur 80 entreprises, d'autre sur 2600 ...
  • Enfin, il faut bien comprendre sur quoi exactement porte l'étude: parle-t-elle de l'utilisation des réseaux sociaux disponibles sur Internet ou des réseaux sociaux à usage plus restreint, appelés communément "réseaux sociaux d'entreprise" ?

Si la nécessité d'utiliser des réseaux sociaux pour une entreprise n'est plus à démontrer, il n'en demeure pas moins qu'il faut qu'elle sache à quoi cela peut bien lui servir.

Il est donc plus qu'impératif de définir clairement ses objectifs: Acquérir de nouveaux clients ? Recruter ? Développer ou améliorer son image ? Gagner en notoriété ? Accroître la productivité ? Favoriser la créativité et l'innovation ? Fidéliser ces distributeurs ? Diminuer ces cycles de vente ?

Les étapes d'après étant de choisir les réseaux sociaux les plus adaptés aux objectifs, y compris en mettre en place en "interne", ensuite fixer des lignes éditoriales pour chacun d'eux et enfin de s'assurer qu'ils seront bien animer pour restés vivants, comme l'entreprise ... Sur ce dernier point il vaut mieux avoir peu de comptes sur les réseaux sociaux internet et de communautés internes, et publier régulièrement, même peu.

dimanche 11 novembre 2012

La forme social du knowledge management

Un très bon article décrivant simplement ce qu'apporte une communauté de pratique, avec une approche sociale du Knowledge Management (KM).

Florence Cariou, qui est interviewée dans cet article, part du principe qu'il y a deux approches du KM, la première focalisée sur l'outil, la deuxième focalisé sur les liens sociaux, c'est-à-dire que cette approche:"... considère qu’il est nécessaire de partir des personnes et non des moyens. Il s’agit de mettre en relation les gens qui ont besoin de partager des informations dans l’optique de développer le partage de connaissances transverses.".

Un autre point de vue intéressant, est que la multiplication de communautés au sein de l'organisation permet à celle-ci d'aller vers un management plus transverse, c'est-à-dire tendre vers une "Entreprise 2.0", comme Florence Cariou le dit: "Pour donner une visibilité et une légitimité aux communautés, celles-ci doivent avoir un objet, un sponsor, un animateur, des membres et des indicateurs de résultats. A mon sens, cette petite recette est très efficace pour installer durablement ce mode de management transverse.".
La conclusion est particulièrement pertinente: "Je pense que, dans un monde de l’information, il est impossible de manager le savoir en le mettant dans des boites. Un savoir ne vaut que parce qu’il est partagé, (ré)-utilisé et adopté. Demain, une entreprise ne continuera à exister que si elle est plus performante dans l’utilisation de ses savoirs et savoir-faire. On va probablement intégrer dans la performance des organisations telle qu’on la connaît aujourd’hui, une performance des échanges, donc une mise en valeur de l’intelligence collective."

Lire l'article de l'Observatoire des Réseaux Sociaux d'Entreprise: "Les communautés de pratique : une nouvelle forme de Knowledge Management transverse, sociale et collaborative".

Yosemite Consulting

lundi 5 novembre 2012

Exemple des apports d'un Réseau Social d'Entreprise

Un témoignage intéressant du DSI, Nicolas d'Ambrosio, de la société EASYTEAM (SSII de 80 personnes) expliquant ce qu'apporte concrètement la mise en place d'un réseau social d'entreprise au sein de sa société.

Extraits:

Le MagIT: Quel résultat pour la mise en place du réseau social ?
Nicolas D'Ambrosio:L'objectif était d'amélioration de l'aspect collaboratif au sein de notre organisation distribuée sur 6 agences, afin de vraiment favoriser la communication.
Nous avons choisi Yammer, l'application de Microsoft. très clairement, l'utilisation du réseau social explose aujourd'hui chez Easyteam. A tel point qu'il remplace très souvent la messagerie: pour s'adresser à certain groupe de personnes, on est souvent tenté d'aller sur Yammer que d'écrire un mail.
Le succès est tel que la fréquentation de notre RSE devient supérieur à celle de notre intranet.
Le réseau social favorise énormément l'émergence de nouveaux talents et fluidifie la communication au sein de l'entreprise: on crée des groupes dans Yammer. Un groupe "manager", un groupe "commercial", un groupe "support infogérence" et ces personnes-là vont communiquer entre elles ou avec les autres personnes de la société sur leur activité, leur problématique du moment, ou avoir connaissance de dossiers sur lesquels travaillent les commerciaux en ce moment, etc ...
Souvent donc, on assiste à l'intervention de personnes - "ah, mais moi je maîtrise ce sujet-là, donc je peux éventuellement t'aider"; "moi, je connais tel client, si tu le souhaites, je peux montrer le dossier avec toi", etc ... Ainsi un collaborateur "avant-vente" va se joindre à l'élaboration d'une proposition.
Et ce n'est qu'un exemple. Donc, cela permet une communication fluide et instantanée, beaucoup plus restrictive par mail.