mercredi 10 juillet 2013

Réseaux sociaux dans les entreprises françaises, pourquoi est-ce si difficile ?

Un excellent article de Martin Richer paru dans la revue metis (correspondances européennes du travail) montre pourquoi les entreprises françaises prennent du retard, notamment par rapport aux entreprises européennes, pour l'utilisation de réseaux sociaux d'entreprise.

Non ce n'est pas une question de génération, non ce n'est pas la culture latine par opposition à la culture anglo-saxonne, non ce n'est pas une réticence à l'utilisation d'internet et des outils numériques, mais c'est une question d'exception française et en particulier le mode de management qui est pratiqué dans les entreprises françaises.

Cet article s'appuie, entre autre, sur une étude IPSOS, montrant que "la diffusion de ces outils accuse en France un profond retard. Les salariés français sont seulement 5 % à évoluer dans des structures ayant mis en place un réseau social d'entreprise, contre 18 % des salariés en Allemagne, 12 % en Suède ou encore 11 % en Espagne."

L'analyse de Martin Richer l'amène à écrire: "On trouve en France et dans ses entreprises, une tradition de l'information plus que de la communication (sans même parler du dialogue) et une forte prégnance de l'autorité hiérarchique.".
Et c'est bien dommage, parce les réseaux sociaux d'entreprise peuvent répondre aux besoins décrits dans cet article: "Or, la nouvelle donne concurrentielle impose davantage de transversalité, de coopération sur fonds de raccourcissement des délais".

Les entreprises françaises vont y arriver, mais avec beaucoup de retard par rapport à leurs homologues européennes, ce qui les privent de maintenir leurs positions, voire de prendre de l'avance concurrentielle par l'innovation grâce à une meilleur collaboration de leurs ... collaborateurs …


par Martin Richer - 03 Juillet 2013