mardi 27 janvier 2015

Etes-vous prêt pour l'ERP en mode Cloud/SaaS ?


Les grands acteurs d'ERP (SAP, Oracle, Infor, Sage, Microsoft ...) poussent de plus en plus leurs solutions Cloud, au détriment de celles qui sont proposées On Premises, et qui pour eux font partie de la Transformation Numérique que doivent inévitablement opérer les entreprises.

Je parle ici des solutions applicatives commercialisées en SaaS (Software as a Service), c'est-à-dire la location de fonctions logicielles par Internet, à l'opposé de celles qui sont commercialisées sur le mode licence et support quel que soit le mode d'hébergement.

En principe, l'entreprise paye uniquement les fonctions logicielles mises à jour régulièrement dont elle a besoin pour une durée déterminée.

Ces applications sont souvent proposées dans le Cloud sur des environnements partagés avec d'autre entreprises (Public), ou dans un environnement dédié à l'entreprise (Privé).

Ce modèle paraît séduisant parce qu'il permet de bénéficier d'une version actualisée de l'application, avec  donc les dernières corrections et nouveautés, pour des fonctions réellement utilisées, et grâce aux économies d'échelle liées au Cloud, pour un coût de possession (TCO) mieux maîtrisé.

Mais est-ce réalisable pour un ERP dont les fonctions standards utilisées représentent 40 à 60% de l'application, le reste étant des fonctions spécifiques développées dans l'ERP, et les nombreuses interfaces reliant des applications métier ou spécialisées ?

Est-ce que les éditeurs proposent réellement des fonctions à la demande avec des prix nettement moins chers que le modèle licence et support ?

Il conviendra donc avant tout de bien connaître l'utilisation de son ERP (fonctions standards et spécifiques, et interfaces), et son coût de possession réel (application, plateforme et infrastructure).

Ensuite, il faudra bien regarder les fonctions et le coût de la solutions proposée par l'éditeur, en y ajoutant le coût du projet de migration (reprises de données, développement spécifiques et interfaces, et conduite du changement notamment), et l'estimation du coût de possession de la part non comprises dans la solution de l'éditeur (fonctions spécifiques et interfaces).

Le passage vers un ERP sur le Cloud est aussi l'occasion, comme pour les migrations liées aux versions majeures de votre ERP, de maximiser l'utilisation les fonctions standards, et d'optimiser ainsi le coût de possession, à condition d'avoir un pilotage serré du projet, et une conduite du changement bien adaptée.

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jeudi 22 janvier 2015

Crowdconsulting vers l'intelligence collective ?

Si le terme crowdfunding est bien connu des dictionnaires anglais/français (financement participatif), celui de crowdconsulting ne l'est pas encore.

Le crowdconsulting, (ou crowd-consulting), ou "conseil participatif", pourrait se définir comme la participation d'un réseau d'experts réunis au sein d'une communauté sur une plate-forme Internet pour répondre à une question donnée sur un sujet précis d'un domaine particulier.

La communauté la plus connue à ce jour est Wikistrat faisant appel à 1 300 contributeurs sur des questions géopolitiques, qui ont notamment prévu l'évolution du conflit en Ukraine, qu'aucune agence dans la monde n'avait anticipé aussi près de ce qui s'est finalement passé.

Est-il possible de transposer ce principe à toutes les activités de conseils ? Probablement en grande partie.

Mais quel différence y-a-t-il avec un cabinet de conseil ?

A mon sens il y en a au moins trois:
  1. Les échanges se font quasi exclusivement sur Internet pour le crowdconsulting, c'est-à-dire, qualification, contractualisation, questions posées, échanges, réponses apportées. A l'opposé, le cabinet de conseil fait intervenir ses consultants sur le site du client
  2. Dans le cas du crowdconsulting, il y a systématiquement participation de nombreux "consultants" qui échangent avec le client, débriefent entre eux, puis fournissent ensemble le conseil au client. Ce n'est pas le mode de fonctionnement d'un cabinet qui est organisé de façon pyramidale, et qui va chercher d'abord le spécialiste du sujet.
  3. Enfin le conseil en crowdconsulting, de part son mode de fonctionnement, semble être essentiellement facturé au forfait, contrairement au cabinet qui facture le plus souvent au temps passé.
Nous pourrions finalement dire que le crowdconsulting c'est fournir du conseil élaboré de façon participative.

Rien n'empêche à priori les cabinets de passer en mode crowdconsulting, sauf pour l'instant leur culture et leur mode de management, mais comme l'ensemble des entreprises à travers le monde, eux aussi commencent leur transformation numérique.

Quelques sites connus:
  • Wikistrat (création en 2009): réseaux social d'origine australienne composé de 1 300 contributeurs sélectionnés parmi des experts reconnus, des universitaires, des généraux à la retraite, des consultants...conseil en géopolitique
  • IdeXla (création en 2011): moteurs de recherche pour rendre accessible aux directeurs d'innovation et aux responsables R & D l'essentiel des connaissances et recherches scientifiques dans le monde
  • Experts Council (création en 2013): d'origine française, conseils pour dirigeants par secteur et fonction d'entreprise.
  • YouMeO (création en 2014): d'origine française, spécialisé sur les sujets de transformation numérique et développement des affaires
  • LaCuisine.co: Une plateforme très récente (août 2014), dans un genre très différent, plus co-création que crowdconsulting, mais l'idée de base est la même, "une communauté qui co-construit du projet en CrowdConsulting" écrit son fondateur Michael Fozeu
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mardi 20 janvier 2015

Utilisation du MOOC pour la transmision du savoir avec speach.me

Nous connaissons les MOOC, signifiant Massive Open Online Courses, qui à l'origine permettaient à un très grand nombre d'utilisateurs à travers le monde d'accéder aux savoirs issus d'établissements d'enseignement supérieur prestigieux pour un coût quasi nul.

La particularité de ces cours vient du mode d'apprentissage accessible à un très grand nombre via Internet, et surtout participatif et collaboratif, entre apprenants mais également entre "sachants" et apprenants.

Sa déclinaison existe maintenant pour l'entreprise baptisée COOC (Corporate Open Online Courses).

C'est sur ce dernier mode d'apprentissage que la startup nantaise speach.me propose une plateforme d'apprentissage innovante, permettant d'utiliser les expertises déjà présentes au sein de l’entreprise pour créer des parcours pédagogiques qui formeront les salariés, et dont Les Echos.fr viennent de faire paraître un article avec une vidéo de sa fondatrice.

"Le concept du Mooc, plateforme d’apprentissage en ligne, est en plein essor. Najette Fellache, fondatrice de « Speachme », surfe sur cette tendance, avec une start-up qui propose de créer des parcours pédagogiques collaboratifs au sein des entreprises, pour répondre à leurs besoins de formations"

mercredi 14 janvier 2015

Facebook At Work et les réseaux sociaux d'entreprise en 2015

Le réseau social Facebook vient d'annoncer une version pour entreprise baptisé FB@Work, d'après le journal  TechCrunch, relayé par l'article du JDN:"Réseau social d'entreprise: Facebook lance son Facbook at Work" venant de paraître.

L'idée pour Facebook étant de proposer un outil dédié aux entreprises avec des fonctionnalités aussi simples que celles qui sont disponibles sur son réseau social actuel.
L'offre actuellement annoncée est en bêta pour quelques temps, notamment parce que le business model n'est pas encore défini.

Le réseau social LinkedIn réfléchit également à une extension proposant des fonctionnalités d'un réseau social d'entreprise (article du JDN: "LinkedIn sur le point de lancer un réseau social d'entreprise ?").

Il est vrai que ces deux acteurs ont l'avantage d'avoir une expérience de fonctionnalités maîtrisées par un nombre impressionnant d'utilisateurs (1,5 milliard pour Facebook).

Enfin si l'on ajoute à cela la parution de l'analyse IDC (article de ZDNet) classant IBM, Jive Software et Salesforce.com comme les leaders européens des réseaux sociaux d'entreprise, la bataille risque d'être rude en 2015 sur le marché très éclaté de ces outils de travail collaboratif, comprenant beaucoup d'offre de petits acteurs français.

A suivre donc ...

lundi 5 janvier 2015

2015 sera-telle l'année de la transformation numérique en France ?

Si 2014 semble avoir été l'année de la prise de conscience de bon nombre d'entreprises françaises de tirer profit de la vague numérique, 2015 sera peut-être l'année des réalisations à grande échelle de projets de transformation numérique, à condition de changer en profondeur le modèle économique, de savoir innover et repenser ses processus.

C'est ce que résume l'article de La Tribune "Comment la France peut profiter de la vague numérique" publié fin 2014.

Il est vrai que les usages des consommateurs que nous sommes est très en décalage avec le fonctionnement de la grande majorité des entreprises françaises: covoiturage, échange de logements, échanges de biens, financement participatif, objets connectés, commerce électronique, co-conception, co-fabrication, réseaux sociaux ....

Ce nouveau modèle économique qui semble se dessiner s'appuie sur de nouvelles technonologies de l'information: internet des objets, big data, réseaux sociaux, dématérialisation, imprimante 3D, cloud ...

Beaucoup d'usages des consommateurs français sont basés sur des applications numériques venant d'entreprises étrangères, mais il est encore temps de réagir car la France ne manque pas d'atout, notamment le nombre croissant de startups dans ce domaine.