mardi 10 février 2015

l'Intelligence Collective à portée de main ?

Et si l'Intelligence Collective était à portée de main de n'importe quelle entreprise ? Mais pourquoi faire, pour quel bénéfice et pour qui ?

 Il n'est pas nouveau de dire que le climat de défiance entre les salariés et leurs dirigeants est très important, voir en augmentation (en 2014, seuls 45% des salariés se déclarent motivés par leur travail, contre 58% l'année précédente d'après l'observatoire Cegos), ce qui ne fait que détériorer la productivité pourtant essentielle pour la croissance, voir la survie de l'entreprise, notamment depuis la crise financière de 2008.

Le management pyramidal semble atteindre ses limites, notamment sous le pression de l'avènement du numérique et des excès du monde financier.

L'alternative proposée (depuis les années 1950), est de "laisser les collaborateurs s'organiser par eux-même" en partant du principe que "les individus sont motivés par le désir de s'accomplir et de progresser dans l'exercice de leurs responsabilités", "le rôle du patron se limitant alors à donner une vision". Nous parlons ici d'une organisation du travail collaboratif, qui est sous-tendu par les outils numériques mis à notre disposition notamment les réseaux sociaux d'entreprise.

Comme j'ai eu l'occasion de l'écrire on a oublié qu'une entreprise est d'abord et avant tout un projet collectif. C'est donc en s'appuyant sur la participation de tous ses collaborateurs, et notamment par la circulation de leurs savoirs et savoir-faire que l'entreprise pourra perdurer.


L'article "Dans l'entreprise, fini l'autoritarisme, bonjour l'intelligence collective !" (Capital.fr du 5 février 2015), résume bien, avec des exemples concrets, ce que l'Intelligence Collective pratiquée dans l'entreprise apporte comme bénéfice: croissance, responsabilisation des salariés et augmentation de la marge.

La Transformation Numérique ne peut donc être vraiment efficace que si il y un profond changement du mode management et de culture de l'entreprise basés sur les principes de l'intelligence collective, sinon les résultats attendus ne seront probablement pas au rendez-vous.

jeudi 5 février 2015

Transformation numérique: comment partager les coûts ?

La transformation numérique passe de plus en plus par la création ou la refonte complète de processus dans lequel l'échange entre l'Entreprise et son "client" se fait exclusivement par des fonctions numériques, notamment un espace Internet dédié.

Mais qu'apporte réellement ces nouveaux processus pour l'entreprise ou le service public, et pour les utilisateurs.

Nous pouvons dire que l'intérêt globalement pour l'Entreprise ou le Service Public est de baisser les coûts administratifs, de proposer un nouveau service ou de le rendre plus efficace.

Mais quel est l'intérêt pour celui qui l'utilise, c'est-à-dire le client, le fournisseur, l'employé, l'usager ou le partenaire ? Une meilleur collaboration ? Trois exemples pour illustrer ce propos.

1) La mise en place d'un processus numérique pour les notes de frais au sein d'une entreprise lui a permis des gains substantiels notamment en les faisant saisir par ses employés à l'aide de fonctions simples et accessibles sur smartphone, ordinateur portable et tablette. La charge de saisie a été déplacée du service comptable à l'employé, ce dernier prenant soin de bien la saisir pour être sûr d'être remboursé.

2) Les préfectures mettent à notre disposition des services nous évitant de faire la queue et nous permettant de saisir nous-même les informations nécessaires pour les permis de conduire par exemple. Là aussi, il y a un transfert de la charge du Service Public vers l'usager.

3) Les opérateurs téléphonique ou les fournisseurs d'énergies proposent à leurs clients des espaces dédiés dans lesquels il est possible de connaître sa consommation et d'imprimer ses factures. Ces entreprises économisent le temps passé à répondre à des questions récurrentes et les coûts d'impression des factures déportés sur leurs clients.

A travers ces exemples, on constate que la charge se déplace souvent de l'organisation vers son utilisateur, charge que ce dernier est prêt à accepter si il y trouve son compte: gain de temps, pas de déplacement, information plus fiable, et qu'en cas de problème ou d'incompréhension il puisse simplement et rapidement parler à un quelqu'un.

Malheureusement il est fréquent que ce dernier point soit oublié ou difficile à réaliser.

Les processus numériques doivent donc être perçus comme équitables entre organisation et utilisateurs, et permettent à ces derniers d'entrer en contact direct avec l'organisation, sinon ses nouveaux services risquent assez vite d'être délaissés.